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Historique de La Providence

Quelques éléments de l’histoire de l’Institution de jeunes sourds de « La Providence »

par Annick Emile et Annie Bouffey

  • 1640 – Quelques « pieuses filles » trouvent du travail à des jeunes filles et jeunes femmes pour leur éviter la misère. Elles sont logées rue du bercail, au fond de la cour de l’actuel presbytère de la paroisse Notre-Dame.
  • Le public nomma lui-même cette maison « La Providence  » à cause des services qu’elle rendait.

    Survint le rude hiver de 1709 et la terrible famine qui suivit.

  • 1709 – Pierre Bélard, curé d’Alençon, transforme cette petite association de pieuses filles en une communauté religieuse à laquelle il donne ses premières règles manuscrites .La communauté de la Providence d’Alençon est née. Elle devait fournir gratuitement le travail, la chandelle et le charbon aux ouvrières et payer intégralement le travail.
  • 1711 - « La Providence » s’installe rue Etoupée.
  • 1722 - Fondation de la communauté de La Providence rue de la Fuie des Vignes par Pierre Bélard, curé de Notre-Dame, pour apprendre aux jeunes filles « la couture, les bas et la filerie ».Il faut entendre par cette dernière, la fabrication d’une fine dentelle, importée par Colbert, et appelée « le Vélin » ou le Point d’Alençon.
  • Marie Ranguesne conduit le travail. Elle meurt en 1737.Marthe Ballain la remplace.

  • 1740 - Le 26 avril, le sieur Alleaume, propriétaire d’une vaste maison place du Plénitre, la loue à Monsieur Bourget, successeur de Monsieur Bélard.
  • 1744 - La Providence s’y installe.
  • 1757 - Le 7 février, M.Ripault, successeur de M.Bourget, achète la propriété de la place du Plénitre et meurt le 21 du même mois.
  • 1789 - Le 12 Avril, mort de Marthe Ballain à 76 ans. Le 3 mai, Renée Lesec est élue supérieure. Elle meurt en 1812.
  • 1792 - Le souffle de la révolution porte une rude atteinte à la Communauté et à ses œuvres. Les quatre-vingts ouvrières sont dispersées en octobre, la maison vendue au profit de la nation et le 12 juin 1794, six des sœurs incarcérées jusqu’au 24 août suivant. Le calme rétabli, elles reprennent, en 1798, leur vie religieuse et recommencent leur apostolat de la classe pauvre en 1802.
  • 1825 - Construction des bâtiments actuels de la rue de la Poterne par le général Bonet et vendus à la Providence en 1859 après le décès du général.
  • La vocation de la Congrégation s’inscrit dans l’éducation des aveugles et des déficients auditifs.

  • 1850 - Arrivée à la Providence de deux jeunes filles qui avaient , au Bon sauveur de Caen, travaillé à l’éducation des sourds-muets sous la direction de Monsieur Jamet, ancien directeur de l’Académie. Monseigneur Rousselet leur exprime le désir de les voir reprendre la même œuvre dans le diocèse. La communauté de la Providence achète alors quelques vieilles maisons et l’Institution des sourds-muets s’y installe provisoirement le 1er janvier 1853.
  • 1878 - De nouveaux bâtiments sont affectés à l’œuvre et un autre pavillon est édifié pour les garçons en 1913.
  • 1880-1907 - Lois contre l’enseignement chrétien.
  • 1903-1919 - Des sœurs s’exilent à Namur en Belgique. Des écoles sont fermées mais l’école des sourds reste ouverte.
  • 1920 - La révérende Mère Marie Pia Lebassard est nommée supérieure générale de la communauté.
  • 1927 - Mort de sœur Marie Pia Lebassard. Sœur François de Paul la remplace.
  • 1930 - Nouvelles constitutions approuvées par Monseigneur Pasquet.
  • 1937 - La Providence citée à « L’ordre de l’armée du bien « par le Général Weygand de l’Académie Française.
  • 1914-1918 - Les locaux des sourds-muets sont d’abord transformés par ordre ministériel, en prison pour indésirables. Puis, après les premiers revers s’opére la mobilisation de la charité. Les sœurs tricotent et font tricoter des vêtements d’hiver pour les troupes aux tranchées.
  • 1939-1940 - La maison-mère est transformée en lieu d’accueil pour les réfugiés qui affluent du nord-est de la France. Puis, le 11juin, les sœurs, elles-mêmes, partent. Elles sont de retour le 17. La maison-mère ne fut pas réquisitionnée. Elle ouvre alors ses murs aux professeurs de l’Ecole Saint François chassés de chez eux jusqu’à la fin de la guerre.
  • 1953 - Mère Marie-Dominique :supérieure générale.
  • 31 mars 1957 - démarche de la R.M.Marie-Dominique à Evron en vue d’une fusion des communautés.
  • 3 mai 1957 - La supérieure générale d’Evron rencontre Mgr Pasquet donne rendez-vous à Mère Marie-Dominique à la maison natale de Sainte Thérèse.
  • 12 avril 1958 - Cérémonie officielle de la fusion des deux communautés (Providence et Charité) à Notre-Dame d’Alençon avec Mgr Pioget.
  • 1966 - Signature de la convention collective.
  • Peu à peu, des enseignants laïcs sont formés.

  • 1967 - Fusion des institutions de jeunes sourds de Laval et d’Alençon.
  • Sœur Marie-Thérèse prend la direction du nouvel établissement.

    La capacité d’accueil passe de 60 à 140 lits.

    Cette augmentation de l’effectif nécessite d’importantes transformations : le jardin potager fait place à trois cours, des chambres et une salle de séjour sont aménagées au-dessus de l’infirmerie. La chapelle est transformée en classes et le préau couvert devient une chapelle moderne.

  • 1971 - Création d’une association , loi 1901, « La Providence » qui gère le CESDAet dont le conseil d’administration est présidé par Monsieur Crespy.
  • Cet établissement a reçu les agréments suivants :

    • S.S.sécurité sociale 13/06/1958
    • C.R.A. 18/06/1958
    • A.S. 02/02/1959
    • A.E.S. 09/12/1954

    Il accueille des enfants et des jeunes déficients auditifs de 0 à 20 ans en internat et semi-internat .(accord du 18/09/79).

    La Congrégation des Soeurs de la Charité de Notre Dame , 53600 Evron, propriétaire, accorde jouissance des immeubles à la dite Association par un commodat d’une durée de 7 ans, renouvelable par tacite reconduction.

  • 22 juillet 1973 : mort de Sœur Marie-Dominique.
  • 1975 - L’effort porte sur l’équipement des classes. Un matériel électronique perfectionné permet aux déficients auditifs d’utiliser leurs reliquats pour améliorer leur parole et de ce fait favoriser leurs relations sociales.
  • A partir de 1984, la L.S.F. (langue des signes française) est utilisée dans l’établissement comme moyen de communication en classe et en interclasse. Des stages de formation sont proposés au personnel. Deux adultes sourds sont successivement embauchés.
  • La prise en charge des enfants déficients auditifs se diversifie.

  • 1978 - Le CAMSP(centre d’Action Médico-sociale Précoce) est créé le 12 juin suite à l’agrément du 15 juillet1977. Il est situé 26 rue de la Poterne jusqu’en Novembre 1981, date à laquelle il s’installe au 62, rue de la Fuie des Vignes. En , les locaux sont transférés à l’Atrium, 81, avenue du Général Leclerc à Alençon.
  • 1984 - Le S.E.S.A.D. (service d’éducation et de soins à domicile ) est mis en place. Son objectif est de permettre au jeune déficient auditif de suivre au mieux l’enseignement dispensé dans le milieu scolaire « normal » en lui apportant soins et soutien spécialisé tout au long de sa scolarité si nécessaire.
  • 1986 - Il est agréé par la préfecture de l’Orne pour vingt jeunes de plus de six ans.
  • 1986 - Sœur Marie-Thérèse prend sa retraite. Elle est remplacée par un laïc, Monsieur Trouillard.
  • 1988 - En référence à l’annexe XXIV quater (décret n° 88 - 423 ) ,le S.E.S.A.D.prend le nom de SSEFS ( service de soutien à l’éducation familiale et à l’intégration scolaire.) et intervient à tous les niveaux : primaire, collège, lycée général ou professionnel, C.F.A.(centre de formation pour apprentis) ou maison familiale.
  • 1996 - Une classe de déficients auditifs est intégrée à l’école primaire Emile Dupont, rue Piquet.
  • 1999 - Cette classe intégrée est transférée à l’école primaire Robert Desnos, rue Robert Schumann.
  • 1991-2000 - La direction est assurée par Monsieur Chabaneix.
  • 2001 - Monsieur Schabaillie prend la direction de l’établissement.
  • 2002 - Ouverture d’une classe de 6ème intégrée au Collège Balzac.
  • Une classe pour enfants présentant des troubles sévères du langage est ouverte.

  • 2001 - La dernière religieuse enseignante part en retraite. Le personnel est entièrement laïc.
  • L’établissement n’est plus géré par la congrégation mais par l ‘association « La Providence ».

  • 2005 - Ouverture du SAAAS ( service d’aide à l’acquisition de l’autonomie et à l’intégration scolaire pour les déficients visuels).
  • 2005 - La Congrégation informe le conseil d’administration de « La Providence » de sa décision de vendre ses locaux et donc, de ne pas renouveler le commodat.
  • L’association envisage de construire un nouveau centre.

  • 2007 - Départ de Monsieur Schabaillie. Il est remplacé par Monsieur Alain Ramard.
  • 2008 - Au mois de Mai : début de la construction de la nouvelle structure , 103, chemin des planches Alençon.
  • 2009 - Poursuite des travaux.
  • 2009 – 1er Septembre : emménagement dans les nouveaux locaux.
  • 2009 – 11 décembre : Inauguration de la nouvelle structure.